Je sais que je suis en train de mourir. Des scènes de différents moments de ma vie apparaissent à la vitesse de l’éclair. Je vois aussi des paysages complètement nouveaux. J’entende des sons et de mots qui ne figurent pas dans mes souvenirs. Je parviens à comprendre que ces paysages et ces bruits sont mes propres états d’âme. D’obscures émotions qui m’amènent vers dans des pièces grises, vers des profonds précipices, vers des sons graves, vers des éboulements lointains. Et lorsque l’espoir brille, les vertes prairies se tendent infinités, les bruits sont des hymnes et des paroles aimables. Là-bas se trouve mon cœur, éloigné et tranquille. Mais comment ce peut-il que je vois, que j’entends et que j’ai de souvenirs, alors que je me trouve sépare de ce que furent mes sens, mon cerveau, ma peau, mon air nutritif ?...
…Dans
cette confusion d’espace et du temps, je me maintiens très près de mon corps.
C’est ainsi que lorsque je vois des labyrinthes obscurs, je suis à l’intérieur
de mon corps…Lorsque je monte dans des montagnes dorées, je sens ma tête
gisante. Ce qui est en haut, ce qui est en bas, ce qui est profond, ce qui est
arrivé et ce qui selon moi arrivera ont comme point médium mon corps. Tout ce
qui m’attache c’est le passé de même que l’ombre s’attache au corps sans être
corps. C’est peut-être pour cela que je suis attaché aux moments cruels de ma
vie, aux frustrations, aux ressentiments, à la vengeance, comme s’ils étaient
des solides objets qui moquent la lumière.
Lorsqu.il
n’y a pas des objets, la lumière éclaire pleinement et il n’y a pas d’ombre nom
plus, et cela n’est possible que si les souvenirs ne sont pas chargés de
frustration ni de ressentiments ni de vengeance. Autrement, ils resteront là, à
résoudre ce qui ne peut être résolu.
Ainsi,
la vie est le moyen qui le mental utilise pour briser le fille d’ombre. Je suis
reconnaissance d’avoir reconnu l’unique important : ouvrier avec unité. Je
suis reconnaissance d’avoir compris que la vie a un sens qui va au-delà d’elle-même,
et qu’elle ne s’achève pas dans l’absurde, et je suis reconnaissance d’avoir ajusté
mes actions en regardant toujours dans cette direction. Je plains ceux qui sont
restés attrapés dans les filles d’ombre croyant que ces petites illusions étaient
l’unique vérité. Pourront-ils être libérés pour quelqu’un ou quelque chose? Je
plains ceux à qui le message de la libération est parvenu et qui l’ont dégradé,
car leur la confusion sera énorme le jour venu, à la différence de ceux qui ont
donné un sens à leur vie et même à la différence
de ceux qui ne l’ont jamais connu, mais qui ouvrèrent avec unité intérieure
parce qu’ils parviendront eux aussi à la lumière.
Mais
à présent, c’est le temps triomphal de ma libération, et c’est pour quoi je
suive les images que mon guide traduit en ces mots :
Dans
ta marche à travers le chemin intérieur, tu peux être obscurci ou lumineux.
Prêt attention aux deux voies qui s’ouvrent devant toi. Si tu laisses ton être
se lancer vers régions obscures, ton corps gagne la bataille et c’est lui qui
domine. Alors, surgiront des sensations et des apparences d’esprits, des
forces, des souvenirs. Par-là, on descend toujours davantage. C’est là que se trouve
la haine, la vengeance, l’étrangeté, la possession, la jalousie, le désir de
demeurer. Si tu descends encore davantage, tu seras envahi par la frustration,
le ressentiment, et par toutes
ces rêveries qui ont été source de ruine et de mort pour l’humanité.
Si
tu pousses ton être en direction lumineuse, tu trouveras à chaque pas résistance
et fatigue. Cette fatigue de la montée a ces coupables : ta vie pèse, tes
souvenirs pèsent, tes actions antérieures entravent l’ascension. Cette escalade
est rendue difficile par l’action de ton corps qui tente à dominer. Dans les
pas de l’ascension, on trouve des étranges régions aux couleurs pures et aux
sons inconnues. Ne fies pas la purification qu’agisse comme le feu et qui épouvante
avec ces fantômes. Repousse l'effroi et le découragement…repousse le désir de
fuir vers des basses et d’obscures régions…repousse l'attachement aux
souvenirs…reste en état de liberté intérieure, indifférent vers l'illusion du paysage, résolu dans l’ascension
…
La Lumière pure luit sur les cimes des hautes chaînes
montagneuses et les eaux des mille couleurs coulent au son des mélodies qu’on
ne reconnaisse pas vers des prairies et des plateaux cristallins…*…
Ne crains pas la pression de la Lumière qui t'éloigne de son
centre avec chaque fois plus fort. Absorbe-la comme si elle était un
liquide ou du vent, car en elle, assurément, est la vie…*…
Lorsque,
dans la grande chaîne montagneuse, tu trouves la cité cachée, tu dois connaître
l'entrée. Mais cela, tu le sauras dès l'instant où ta vie sera transformée. Ses
énormes murailles sont écrites en figures, elles sont écrites en couleurs,
elles sont "senties". En cette cité s’est gardé ce qui est fait et ce
qui est encore à faire...mais dans ton œil intérieur est opaque le transparent .
C’est
ainsi que parte mon guide. Je me prépare donc, et tout devient transparent, et je
me trouve libéré de tout attachement…Je suis réconcilié, je suis purifié. Je
vais vers la cité de la lumière, cette cité jamais perçue pour l’œil humain, dont
ces chants n’ont jamais été perçus par l’oreille humaine. …*…
Je
sens que je m’arrête et que je reviens à mon corps. Mon cœur bat, mes poumons
fonctionnent. Je suis ici de nouveau, mais je sais que tôt ou tard, cette
vérité que je suis parvenu à frôler changera le sens de ma vie.
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Recommandations
Des travaux pour surmonter les résistances ne sont
pas suggérés car ces dernières peuvent être liées aux croyances particulières
du participant et ce n’est évidemment pas notre tâche de les modifier.
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